Samedi 21 novembre 2009 6 21 /11 /Nov /2009 16:52

Je ne sais vraiment pas comment commencer cet article. Ce ne sont pourtant pas les choses à dire qui me manquent, mais je crois que je vais écrire au fil de la plume, ou plutôt du clavier. Peut-être la gastro qui me perturbe et m'empêche de penser à toute structure. Oui car dans le prolongement du dernier article où j'évoquais certains aspects de la vie en communauté et erasmus, je peux maintenant témoigner de ce que ça donne quand l'un des colocataires tombe malade. Ces derniers temps le climat est très joueur: froid le matin, doux en journée, froid le soir, sans parler des jours gris ou ensoleillés, avec ou sans vent. D'ailleurs anormal selon les Ségoviens. En tout cas propice aux infections: Kristina a eu une angine pendant le semaine. A peine était-elle guérie que la gastro me touchait. Mais pas coulé! J'arrive tout de même à profiter du MUCES, festival de cinéma européen qui a lieu à Segovia durant  cinq jours. Une sélection officielle alléchante, des films hors compétition qui le sont tout autant, des expos... vraiment tout ce que j'aime!
Depuis jeudi j'ai vu "Boy A", "La cinta blanca" ("Le ruban blanc") et "Hunger". Je ne vais pas m'amuser à faire un synopsis pour chacun des films, mais je peux tout de même dire que "Boy A" est boulversant et pose habillement la question de la réinsertion après un long séjour carcéral, avec l'incroyable et quasi inconnu Andrew Garfield."La cinca blanca", primé à Cannes, me fait penser à "la frontière de l'aube". Noir et blanc, de long silence, une histoire presque "secondaire" comparé au côté artistique du film. Des photos magnifiques, une absence de musique qui rend ce film beau, mais je comprends que l'on puisse ne pas apprécier ce quasi "seul" côté artistique. Même si comme je l'ai dit avant je ne veux pas rentrer plus que ça dans les détails, il y a quand même plus (à mes yeux) que l'artistique dans ce film. Enfin "Hunger", d'une violence physique et psycholigique intense, retraçant subtillement une partie du combat de l'IRA et de Bobby Sands face à au royaume Britannique. Ce film prend aux tripes, mais est incroyable. Trois films différents, mais tous enrichissants. Me reste un reportage sur Franco "Franco, carra y cruz", "Otra Guerra" ("One war"), "Puskas" (docu sur le grand joueur Hongrois), "El gran sueno" ("The big Dream"), "Buscando for Eric" ("Looking for Eric"), "Celebracion" ("Festen"), et je crois que je m'arrêterai là! Vous l'aurez bien compris, une semaine dédiée au ciné, en version originale sous-titrée Espagnol!

Mais initialement je voulais consacrer cet article à ce qui se passe du côté de la fac. Car ça fait un moment que je n'en ai pas parlé, et vous allez finir par croire que je suis "juste ici pour boire de la bière et prendre des photos" (je ne dévoilerai pas le nom de cet apprenti poète!)! Et bien non, je vais aussi à la fac! 20 heures par semaine, assuidité de tous les jours, série d'invincibilité en cours!
Il y a quelques semaines, j'avais parlé des difficultés rencontrées pour boucler mon "learning agreement", ce papier
sur lequel j'inscris définitivement les cours auxquels j'irai et dont je passerai les examens. Le verdict est tombé il y a envrion trois semaines, je vais donc en révéler le contenu!

Lundi: 19h30-21h30 introduccion de la publicidad.
Mardi : 17h30-19h30 principios de economia, 19h30-21h30 introduccion de la publicidad.
Mercredi: 9h-11h Ingles 3, 12h30-14h30 fundamentos de las relaciones publicas, 17h30-19h30 tecnologia de los medios audiovisuales.
Jueves: 9h-11h Ingles 3, 11h-13h fundamentos de las relaciones publicas, 15h30-17h30 principios de economia, 17h30-19h30 tecnologia de los medios audiovisuales.

Voici mon emploi du temps, avec des horaires pour le moins atypiques!

Comme je l'avais expliqué, les promotions sont divisées en quatre groupe, deux n'ont cours que du matin jusqu'en début d'après-midi, les deux autres seulement l'après-midi jusqu'en début de soirée!
Alors lundi-mardi c'est vraiment tranquille, un début de semaine en douceur, mais le mercredi et surtout le jeudi, c'est vraiment chargé! Après il faut bien penser que les cours sont plus proches des 1h30 que des 2h, mais quand même! Cet emploi du temps un peu "merdique" est dû au choix des cours difficile, une fois tous choisis j'aurai pu changer certains horaires, mais étant bien intégré dans mes différents groupes, à quoi bon!
Au niveau des examens, j'ai eu la surprise d'apprendre que je répondrai à des QCM (?!?), sauf pour l'Anglais où j'aurai un exam écrit et un oral, et en relations publiques où ce sera une analyse de texte. Après chaque professeur accorde un pourcentage de présence à la note finale, ainsi que pour les différents travaux rendus en cours (exposés, rédactions...). Mais quand même, des QCM, je vais jouer mes partiels sur des petites croix! En publicité ça me parait  fou, je pensais qu'on devrait rédiger, argumenter...mais non!
D'un point de vue travail personnel je m'en sors bien, je ne suis pas surchargé, et c'est bel et bien ma professeur d'Anglais qui nous en donne le plus! Bon j'avoue que je ne suis pas obligé de faire la traduction hebdomadaire (Anglais-Espagnol ou l'inverse), mais je tiens à la faire, ça me permet de travailler mon Espagnol, et puis ça me donne aussi quelques bons points, enfin j'espère!
Les exposés et travaux de groupes commencent à pointer le bout de leur nez, à rendre généralement début ou mi janvier. D'ailleurs notre examen de publicité est le 21 décembre je crois, c'est pas plus mal, un de moins pour février!
Au niveau de la notation c'est aussi très différent de ce que l'on connait en France: les notes vont de 0 à 10 (comme lorsque l'on était au primaire!), et si on a moins de la moyenne, donc  en-dessous de 5, on repasse la matière jusqu'à temps de l'avoir! Il est point question de moyenne gérénale ou de je ne sais quelle autre compensation, chaque matière est indépendante! Il faudra donc avoir la moyenne dans chacune d'elles!
Un challenge intéressant. C'est là qu'en tant qu'erasmus tu commences à t'interroger sur la légendaire sympathie des professeurs à notre égard. Globalement je ne pense pas qu'elle existe, ou alors cela dépend bien du professeur, et de nous aussi. Je crois tout de même qu'en allant à chacun des cours et en faisant les exercices demandés, on a un peu plus de chances d'obtenir les examens. Mais il faudra travailler et réviser, ce qui en soit me semble bien normal! Je crois donc que s'en remettre à la seule et légendaire "compassion" des professeurs serait bien périlleux!
Pour rentrer un petit peu dans le détail de chaque cours, l'anglais est plaisant, pour le suivre je vais en tourisme (3ème année, vu que pas de langues en publicité...), la prof est très gentille, motivante, même si depuis trois ans j'en est plus que marre des thèmes comme l'écologie! Le cours de publicité est de première année, donc on en reste sur les bases, première année de fac pour les élèves, un cours qui me plait et qui n'est pas très compliqué! Celui de relations publiques est vraiment intéressant, la prof est une professionnelle, très rigoureuse et très cultivée, je sens que je ne suis plus dans un cours de première année, ce qui annonce une validation finale un peu plus complexe. Le cours de technologies des médias audiovisuels, un bien grand intitulé, qui en réalité veut dire que l'on fait pas mal de théories sur la constitution d'une caméra, d'un appareil photo, de la luminosité...bien gentil mais on gratte beaucoup! Donc un contenu chargé à retenir pour l'exam, sans parler de cette analyse d'un film (synopsis, musique...) de 25 pages, facultative, que je tiens tout de même à faire!
Enfin l'ultime élu, celui rajouté trois semaines après, le cours économie! Moi qui pensais que mon bac éco allait me permettre d'être serein, et bien je peux remettre le bleu de chauffe! Pour le moindre concept la prof enchaine une demie heure de démonstration mathématiques (...), je crois que ce sera l'examen le plus périlleux!
Plus globalement, je ne suis plus surpris de l'usage du prénom et du tutoiement à l'égard des professeurs, et je me suis très bien fait aux 5 à 10 minutes de retard qui font que j'arrive finalement "à l'heure" pour le début du cours!

Mais avant de penser à tout ça je vais continuer mon petit chemin cinématographique, partir ce jeudi à Barcelone pour quatre jours, surement être logé en couchsurfing (mais si vous savez, ce concept qui consiste à aller dormir chez quelqu'un qu'on ne connait pas mais qui accepte de nous faire visiter la ville, de nous héberger...le tout contrôlé par un site internet, une vraie communauté!) revenir, partir six jours en Andalousie, une nouvelle fois revenir, surement partir un week end en Galice, puis revenir définitivement pour l'examen de publicité, et on sera déjà aux vacances de noel!


Mais entre deux voyages, peut être (après l'Andalousie?) reviendrais-je vous voir pour vous conter tout ça!

Par Maxime.
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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 20:46

 15 jours. Je crois que c’est à peu près le temps que j’ai mis pour publier l’article précédent. Et là quelques jours après, je me décide à réecrire, bien plus rapidement! Il faut avouer que pour le coup ce n’est vraiment pas l’inspiration qui me manque, car ce week-end fut nourrit d’anecdotes, qui je crois peuvent décrire assez pertinemment ce qu’est «l’ambiance » Erasmus. Bien au-delà de ces soirées très animées, il y a beaucoup à dire sur le contenu des journées, et le dimanche est assez symptomatique. Comme je vous  l’avais expliqué précédemment, nous faisons les courses chaque début de semaine à partir d’un pot commun.  On donne tous 15 euros (soit 60 euros pour la semaine), et c’est parti direction le « Dia » !

Alors on s’y rend avec « notre » cadi, celui que l’on a empruntré il y a maintenant un bon mois. D’ailleurs ça me fait penser qu’entre temps on a changé de cadi, le premier n’ayant  guère apprécié le chemin accidenté pour aller au supermarché. Dans le meilleur des cas on essaie d’y aller tous ensemble, car c’est quand même plus drôle, et car ça permet à chacun de glisser ce qu’il veut dans le cadi, en prenant garde de ne pas dépasser le budget. Mais finalement ce sont toujours les mêmes produits qui reviennent. La variété des repas n’est vraiment pas notre fort au sein de l’appartement, mais faut dire qu’il n’y a pas grand-chose de nourriture dans les supermarchés espagnols. Je vous assure, je me demande ce qu’ils mangent. Par exemple pour la viande point de viande rouge, et en guise de viande blanche on y trouve simplement des filets de poulet. Alors certes on va au supermarché du coin, mais quand même!

Parmi  les choses que je prends soin de mettre dans le cadi, il ya la traditionnelle brique de jus d’orange, pour le petit déjeuner. Mais les joies de la vie en communauté font que cette semaine je n’ai rien vu de celle-ci, alors que les autres m’ont pourtant dit ne pas apprécier plus que ça le jus d’orange. Car la vie en communauté c’est aussi  ça : se demander comment une demi-livre de beure a pu disparaître en une semaine, pester contre Hector qui encore une fois à dévorer un tiers du frigo à l’aube…

Ceci nous amène à ce fameux dimanche. Celui d’aujourd’hui d’ailleurs, à l’heure où je suis en train d’écrire. Ce dimanche, comme tous les dimanches où l’on s’aperçoit qu’il reste peu de nourriture dans le frigo. Enfin si, il reste bien des pâtes, du riz, et une pizza, mais vu que l’on à tous mangé deux fois dans la semaine du riz et des pâtes… (Quand je vous disais que la variété des plats n’était pas notre fort…).

Car faut le dire, sans les ingrédients de notre pays, on est quand même bien embêté. Non pas que je cuisine en France, loin de là, mais je sais cependant ce  que j’apprécie y manger, et que je ne retrouve pas ici. En soi ça devient le propre de l’Erasmus, s’adapter tant bien que mal aux certaines "contraintes" du pays d’accueil. En l’occurrence l’étrange « pauvreté » des supermarchés espagnols!

C’est aussi là qu’on se dit qu’il serait agréable de manger un petit plat cuisiné par maman. Car pour les étudiants qui ont le plaisir de revenir au foyer familial tous les week-ends, ils savent combien l’on peut-être heureux de manger un plat cuisiné, bien plus élaboré que ce que l’on a mangé dans la semaine. Mais en Erasmus, non, les repas étudiants c’est toute la semaine, week-ends compris, et pendant plusieurs mois!

Alors ce midi on se regarde, pas envie de manger des pâtes ou du riz, ce sera pour ce soir, donc direction le Kebab.

Au retour chacun envisage de se mettre à travailler. Enfin surtout les filles, moi je n’ai pas grand-chose à faire, et c’est pour mercredi. Mais depuis que nous « avons »internet, tout change. Le hasard fait que ce soir il ne fonctionne pas. Mais cet après-midi, si. Internet, pour un Erasmus, c’est comme le téléphone portable en France. On a vécu longtemps sans, mais aujourd’hui on ne peut plus s’en passer. On regarde les nouvelles du pays, on va tous sur msn, facebook, ou encore les équivalents nationaux. D’ailleurs  la chanson « Mais comment on faisait avant ? » d’Hocus Pocus prend tout son sens. Mais pour travailler, pas l’idéal de se retrouver à trois dans le salon! Bien plus convivial, mais qui garantit une efficacité de travail illusoire! Alors forcément, c’est l’heure du café, du goûter, Kristina qui se met à parler en Tchèque avec Skype, puis Annika (qui n’a pas encore internet dans son appartement!) en Allemand, moi qui fait une petite partie de fléchettes…

Enfin vous comprenez bien, on n’a pas fait grand chose. Et puis arrive le coup de la machine à laver. Car oui, j’en ai fait mon titre,  encore quelques choses propre aux Erasmus. Plein de bonne volonté, je décide de m’occuper de mon linge sale. Alors je me lance, lis les programmes de la machine, je décide « L ». Il m’a l’air bien le "L", 40°, toutes matières et blablabla. Ca devrait être pas mal. Habituellement j’utilise « D » me semble t-il. Pour avoir relu les deux intitulés, je n’ai toujours pas compris la différence. Enfin bref. La tournée se termine, j’ouvre la machine, et là l’eau se déverse. Je reste un peu dubitatif, un peu con même, en pensant que c’est rien et que l’eau ça s’arrêter de couler  très rapidement. Alors non, l’eau ne s’arrête pas, vite une casserole, j’ai que ça sous la main, déjà trop tard, la cuisine est pleine d’eau. Allez savoir pourquoi, le programme « L » a décidé de ne pas essorer. Mon linge beigne donc dans ce qui reste d’eau à l’intérieur de la machine.

Les filles rigolent bien, quand un mec utilise la machine à laver…  (la gentille « guerre des sexes » est internationale!) Je n’ai plus qu’à essorer tout à la main au dessus de la douche, Steffi s’occupe de la cuisine, puis je me dois bien sûr de nettoyer la salle de bain. Dommage j’envisageais de me mettre à bosser. Maintenant c’est ma chambre qui prend l’eau avec le linge qui y est à sécher. Puis il est l’heure de manger, pâtes et pizza selon les envies de chacun,  et d’enchainer avec « Todo sobre mi madre »,( « Tout sur ma mère ») d’Almodovar, en Espagnol bien sûr.  Car voir des films en Espagnol c’est vraiment très bien pour s’habituer encore un peu plus à entendre et comprendre cette langue. On ne comprend pas tous les mots, mais au moins on fait marcher notre petite tête pour comprendre le sens global de la phrase. C’est aussi du travail finalement. Juste plus ludique.  En fin de compte, seule Steffi a atteint ses objectifs de travail personnel, elle avait eu la bonne idée de s’installer dans sa chambre, loin des divertissements du salon et d’internet.

Erasmus c’est donc un peu de tout ça : des week ends où l’on sort beaucoup, où l’on a du mal à se mettre à travailler « à cause d’internet »,  ce post-it  de Steffi  dans la cuisine qui demande à Hector de quelle manière il a lavé le plat, et qu’il a le droit de le laver une seconde fois, tous les tickets de caisse accrochés au mur, avec cette publicité proposant de l’aide aux cocainomanes retrouvée dans la boîte aux lettres ( ?), faire le ménage au rythme de la variété tchèque, utiliser  la « lumière rouge » du salon faite à partir d’un plot de chantier (ramené par Hector bien sûr) en guise de lustre, ou encore s’apercevoir que l’on perd peu à peu son Français lorsque une Kristina demande de l’aide pour un exercice de grammaire on ne peut plus basique, ou encore se faire appeler « Max » par sa prof d’Anglais.

 

Et c’est encore plus de petits moments qui se vivent tout simplement.

PS: quelques photos pour mettre des images sur les mots... Situations-de-vie-. Situations-de-vie-.


Par Maxime.
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 13:17

Ouah c'est fou ce qu'on peut faire en deux semaines!

Alors revenons un petit peu en arrière...le samedi 17 ocobre on décide de se rendre à Toledo (Tolède), petite ville de 55 000 habitants située à 1h de bus au sud de Madrid. En partant de Segovia, comprennez donc 2 heures de bus!  toledo (lien de l'album)

Bien sûr nous avons un doute concernant la station de bus madrilène qu'il faut rejoindre, donc on va demander à celle de Segovia, ils sauront bien... mais non, ils nous indiquent la mauvaise station de bus, 20 minutes de renfe (RER espagnol) pour rien, ce qui nous contraint à faire 25 minutes de métro dans l'autre sens...aléa typique des erasmus je crois!
Et voila que le hasard s'en mèle, je croise deux amies de ma promo étudiant à Madrid, qui elles aussi vont à Toledo! Comme quoi on a beau partir à l'étranger, on croise tout le temps des personnes que l'on connait (certes je suis pas très loin!)! Mais pour le coup agréable surprise!

Une fois arrivés là bas, un grand soleil rayonne sur cette ville montagneuse (plus de 1000m d'altitude je crois), qui annonce tout de suite le ton de la journée: un belle côte pour rejoindre le centre historique! S'en suivent ballades dans les rues étroites et pavées, qui se mêlent tel un petit labyrinthe...un charme qui opère à merveille, à la hauteur de sa réputation!


Bien sur la ville étant petite je croise régulièrement mes amies françaises Lucile et Marion, très agréable de revoir des Français après 3 semaines d'immersion totale! On échange, à propos de tout, de rien, de nos impressions, car c'est quand même en parlant de cette expérience unique avec d'autres erasmus (Français et connus pour le coup) qu'on en prend un peu plus la mesure.
On parle de programmer un week end à Segovia pour "sortir" ces demoiselles du rythme madrilène? Je suis d'accord!

Chacun reprend sa route, et nous sommes unnanimes: cette ville mérite amplement son classement au patrimoine mondial de l'Unesco! D'ailleurs il parait que les nuits sont très animées ici!


Dans la semaine qui suit, on va en cours, on sort (beaucoup), on se rend compte que l'on doit changer de groupe et de niveau d'anglais, la faute à un problème de cours annuel que je ne peux pas faire, il faut en plus  que je rajoute un autre cours, 3 semaines après le debut de celui-ci...va pour l'économie! Je serais tenté de dire une semaine erasmus type!
Entre temps on garde contact avec Lucile et Marion, et le week end du 23-24 octobre est fixé pour leur venue à Segovia!

Il est vraiment agréable de faire découvrir cette ville où j'habite depuis maintenant un mois, de redécouvrir les rues comme nous l'avons fait la première semaine, et je dois vous avouer que je ne m'en lasse pas! Cette ville reste pleine de surprises, se renouvelle constamment au rythme des jours, de la luminosité, des expositions... .
Un week end très sympa, ça fait vraiment très plaisir de partager un petit peu de cette ville, car même si je confirme qu'etre le seul français est vraiment très riche pour l'immersion et l'échange culturel, ça reste dans notre langue maternelle et avec des personnes que l'on connait d'avance que l'on échange le mieux.

Cette visite des "angevines-madrilènes" me fait penser que le vendredi 30 octobre est férié, tout comme le lundi 02 novembre, fêtes religieuses obligent! On (ré)évoque donc une escapade de 4 jours à Valence avec certains erasmus de Segovia, l'appel de la plage est trop fort, on y va!
C'est aussi là qu'on se rend compte une nouvelle fois que le réseau de bus est incroyablement développé en Espagne, on peut vraiment aller partout, et encore plus de Madrid!
Cepandant, on ne pouvait  pas échapper à quelques péripéties arrivés la gare de Madrid! Les filles (et oui je pars en étant le seul garçon, expérience unique!) tiennent à aller aux toilettes après une heure de bus pour rejoindre la capitale, on perd 5 minutes, le Renfe part sous nos yeux, ce qui signifie qu'il faudra attendre 1h30 avant le prochain bus de 10h30!
4 heures passées dans un bus peu confortable, avec une chaleur étouffante, mais on ne va pas se plaindre d'aller à Valence tout de même!
Une fois arrivés, recherche d'un petit hôtel à bas prix, 15 euros la nuits et plein centre? Ok! Direction la plage, la nuit tombe et il ne fait plus très chaud? Pas grave on veut se baigner! Soirée internationale proposée par les "angevins-valencians", ça annonce le rythme du week end!
Après une courte nuit nous arpentons les rues de cette ville qui me surprend ( Valence) , elle a su conserver son authenticité avec rues pietonnes, des maisons rouges, bleues, jaunes, qui forment un joli mélange de couleurs ce marche couvert qui fait penser à Barcelone...
Une ville qui me plait, nous plait, je me dis qu'un séjour erasmus ici doit être très agréable, dans cette "grande" ville (800 000 habitants) qui reste tout de même à taille humaine.
En soirée les rues sont bondées en l'honneur d'halloween, des déguisements souvent très éloignés d'halloween mais très drôles! On découvre la cité des arts et des sciences qui dévoilent cette architecture contemporaine mais jamais choquante, ce parc qui traverse toute la ville...
Puis plage, sortie(s), open de tennis de Valence...des moments passés dans cet hôtel qui laisse apparaitre ces sans papiers, ou encore une eau chaude qui se fait rare... mes 4 drôles de dames ne veulent pas changer malgré tout, va pour finir ici!
Encore un fois un week end hors de nos terres, très plaisant, tout comme passer du temps en compagnie des Valencians!

Il est maintenant temps de rentrer, le choc climatique est rude (encore plus quand on est encore en bermuda et t-shirt...), nous quittons les 28 degrés de Valence pour arriver à 22h et 10 petits degrés à Segovia, mais que nous sommes heureux de retrouver! En notre absence l'hiver en a profité pour pointer le bout de son nez, les températures passent de 23°C la journée à 14°C, et de 14°C la nuit à 3°C...bienvenue à Segovia!

Vous aurez sans doute remarqué qu'être erasmus au centre de l'Espagne et dans une petite ville permet de bouger facilement, de passer des week end dans les différentes régions d'Espagne, d'ailleurs dans un mois nous passons 5 jours en Andalousie (merci ryan air pour l'aller-retour à 26 euros Madrid-Grenade)!
Malgré ces petites excursions, Segovia me plait toujours autant, nous connaissons maintenant la grande majorité de cette ville,  elle m'est de plus en plus familière, et je dois même avouer que je commence à m'y sentir chez moi!
Même si le choix de cette destination erasmus méconnue à surpris beaucoup de personnes (et surprend encore!), je suis de plus en plus ravi d'être ici, avec ce petit groupe international, une intégration réussite au sein de mes différents groupes, un usage constant de l'espagnol, dans cette ville où les élèves du privé (de la maternelle au lycée!) portent l'uniforme, où en rentrant de l'université j'observe d'un regard amusé les policiers qui font la circulation avec leur sifflet au milieu des ronds points... un séjour erasmus où je vis de plus en plus avec les Espagnols!
Je me rends aussi compte que l'euphorie provoquée par la découverte retombe peu à peu, que je prends conscience que je vis ici pour quelques mois et que je ne rentre pas tout de suite (même si tout va très vite, alors profitons!) !

Par ailleurs nous avons eu le bonheur de nous apercevoir que l'un de nos voisins n'a pas sécurisé son accès wifi, ce qui nous permet d'en profiter, sans aucun scrupules je dois bien l'avouer, et donc de mettre fin à toutes ces tergiversations pour avoir internet!
Je peux donc ENFIN publier d'avantage de photos de tout ce qui se passe ici (et accessoirement perdre moins de temps en salle informatique!) !

PS: quand je relis cet article sans fin, je me dis qu'il faudra que je revienne plus souvent!

A biiiiiientôt!

Par Maxime.
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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 13:49
Depuis mon arrivée, j'ai essayé de noter sur un bout de papier toutes les choses qui m'ont interloqué, supris...et il est maintenant temps de vous en transmettre le contenu!

Bonne lecture!

-Ici quand tu rentres "pas tard", il est entre 3h30 et 4h30 du matin...

-Il est interdit de consommer de l'alcool dans les rues, notamment devant les bars, et pourtant c'est bien plus que toléré...

-Dans les bars espagnols, celui qui compte boire son verre tranquillement autour d'une table peut chercher un moment, il n'en trouvera pas, ou si peu qu'il restera finalement debout, comme tout le monde ici!

-La pression n'est vraiment pas chère , il me semble aux alentours d'1,10euros, mais quand on la boit on comprend pourquoi...

-Jeter  à meme le sol dans les bars les mégots, papiers en tous genres...est un élément à par entière de la culture espagnole.

-Il est toujours autorisé de fumer dans les bars et boites de nuits, et les Espagnols ne s'en privent pas!

-Amis fumeur, il me semble que le paquet de 20 est à 3,30 euros...

-Ici tu sors à 22h30, tu vas dans les bars vers 2h, en boite de nuit à 4h30.

-Les habitants de Segovia et de Castilla-Leon sont réputés froids et distants. Jusqu'ici je n'ai rien ressenti de cela.

-Les Espagnols traduisent tout: U2 devient "U dos", Inglorious Basterds est "Maldatos Bastardos"...et hip hop devient "Rip Rop" tout comme"New York "Nueva York"!

-Chaque fois que je parle à une nouvelle personne, mon accent typiquement français me trahit. S'en suit alors l'incontournable " Ye pal un petit pe de Fançè..., ye mapèl...".

-Tous les Espagnols connaissent "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain" qui ici est tout simplement "Amélie".

-Ici, le cinéma version multiplex espagnol est à 6 euros, et ils trouvent ça démesurément cher...

-Pour les passages piétons sans petit bonhomme vert ou rouge, nous pouvons traverser les yeux fermés, ici les voitures s'arrêtent obligatoirement. Quel civisme!

-Niveau tri sélectif des déchets, c'est plus qu'en option. l'Espagne à 10 ans de retard...

-Si vous demandez un cholocat dans un bar, traduit "chocolate", vous n'aurez pas ce à quoi vous vous attendez: ce sera du chocolat fondu dans une tasse que l'on boit à la paille ou à la petite cuillière, très bon d'ailleurs!

-Sur la télévision publique, le sport est roi: Liga, 2 matches de ligue des champions à l'occasion, moto... :-)

-Ma collocataire Steffi est toujours très surprise de me voir manger "chaud" deux fois par jour. En Allemagne, ou tout au moins dans sa région, on mange une fois chaud et une autre froid.

-Ici quand le professeur est en retard, les élèves attendent 30 minutes, quelle patience!

-Lise tu avais raison, facebook est incontournable en erasmus...

-Pour le monde il y a facebook, pour l'Espagne il y a tuenti!

-Non, tous les Italiens n'adullent pas Silvio Berlusconi...

-Les Espagnols te parlent d'abord de Carla Bruni, puis ensuite de Nicolas Sarkozy!

-Meme si je n'arbitre plus le dimanche, je continue à chausser les running deux fois par semaine, avis à mes détracteurs^^!

Voila pour ce premier mois!

Par Maxime.
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Vendredi 16 octobre 2009 5 16 /10 /Oct /2009 17:37
C'est fou comme le temps passe vite! Vous me direz on dit la même chose en France, mais ici tout semble aller à une vitesse folle!

D'ailleurs je me suis enfin décidé à prendre du temps pour vous publier quelques photos! Le problème c'est qu'avec l'outil de téléchargement d'overblog cela demande un temps incroyable...mais on y arrive! Vous y verrez quelques photos de Segovia, l'aqueduc, le chateau de l'Alcazar, la cathédrale Santa Maria, la plaza Mayor...mais aussi de la capitale madrilène et de La Granja. Il me reste à mettre les photos d'Avila, célèbre pour ses murailles.
Depuis notre arrivée, chaque fin de semaine nous organisons une visite, une excursion, c'est vraiment intéressant! D'ailleurs je remarque que l'on fait toujours plus de choses quand on est loin chez soi. Je visite, vais à des expositions, ce séjour attise ma curiosité.
Demain visite de Toledo, ville au sud de Madrid, dont j'ai entendu dire beaucoup de bien, nous verrons! En attendant des destinations plus exotiques comme Granada...

Au delà des visites, je me sens vraiment bien dans cette ville, c'est d'ailleurs en visitant d'autres lieux réputés très agréables que je m'aperçois que Segovia l'est encore plus. Et ceci n'est pas mon seul ressenti, les autres erasmus retrouvent la même atmosphère particulière. Il en est de même à la fac, où j'apprends  à connaître les étudiants de mes différents groupes, je retiens peu à peu les visages, les prénoms... tous se montrent très ouverts et disponibles.
Je crois que cela vient aussi du fait que je suis le seul erasmus dans chacun de mes cours, sauf en anglais où il y a ma colocataire Kristina.
Nous attirons la curiosité des espagnol(e)s,  et pour ma part une petite tête blonde, ça se repère vite! Je pense que si nous avions été d'avantage d'erasmus, l'ambiance ne serait pas la même, alors que là nous sommes une petite vingtaine! On m'a d'ailleurs dit que j'étais "le petit français". Plaisant.
Je ne m'étonne plus d'aller d'un campus à un autre, car oui Segovia ne dispose pas encore de son campus (qui est en construction) regroupant toutes les filières, il y a 5 campus dans la ville, tous minuscules, pour chacune des filières.
Chaque promotion est divisée en 4 groupes, d'environ une quarantaine de personnes, dur à dire précisément car les mêmes ne viennent pas toujours en cours!

Ceci donne une ambiance plus proche des TD (classe) qu'amphi pour les connaisseurs de la fac. Proximité avec les professeurs, cours intéractifs, plus faciles à suivre d'ailleurs, car pas de grand monologue. Je suis tout de même très surpris, car en publicité il n'y a pas de langues étrangères! Je trouve cela très étonnant, mais heureusement, les erasmus nous pouvons étudier les langues du cursus tourisme. En plus il n'y a pas de stage durant les 3 premières années, je comprends maintenant que ceux dont nous bénéficions à Angers sont un "luxe" (pas gratuit au passage), aussi courts soient-ils!

La présence en cours compte dans la note finale, ce qui n'est pas pour me déplaire. En publicité pas de cours le vendredi, j'avoue que c'est un certains confort!
La durée des cours est officiellement de 2h, mais la réalité est toute autre: le prof comme les élèves ont souvent 10 minutes de retard, et le cours durent en moyenne 1H30...

Concernant la compréhension, je n'éprouve pas de difficulté particulière à suivre les cours, même si il est parfois difficile de distinguer certains mots, surtout quand ils sont nouveaux!  Cependant, j'envisage la suite serainement (et puis la réputation erasmus dit qu'il ne faut pas s'inquiéter...)!


Pour les futurs erasmus, je peux maintenant vous donner quelques conseils:

- Avant tout , partir à l'étranger c'est vraiment à faire. N'ayez pas peur de partir et de "laisser" quelques temps vos amis, famille...car vous avez tellement à y gagner, l'opportunité ne se représentera pas je crois!

-Pour vous rendre en Espagne, tout est possible: avion, voiture, train, bus (avec http://www.eurolines.fr/).  Dans tous les cas, plus vous vous renseignerez à l'avance, et plus les prix seront bas!

-Evitez de fréquenter des Français, peu importe où vous allez. Naturellement c'est rassurant au début, on communique et sympathise plus facilement. Mais cela fait que l'on ne va pas vers les autres, que le perd dans l'échange culturel, et qu'en plus on parle français!

-pour ceux qui partent au sein de l'UE, vous toucherez environ 150 euros par mois d'aide erasmus, où plus selon votre échelon de crous s'il est au dessus de 4 (pour les Français).
Renseignez-aussi auprès de vos municipalités respectives, régions...il y a possibilité d'obtenir d'autres aides! (Pour les Pays de la Loire, on touche 1000 euros de bourse "envoléo" pour tout stage à l'étranger ou erasmus de plus de 3 mois, non négligeable!)
En revanche si vous partez hors UE, vous n'avez pas le droit à cette bourse erasmus de 150 euros par mois!

-Ne stressez pas pour choisir vos cours avant de partir, 80% changerons une fois sur place!

-Pensez à faire votre carte de sécurité sociale européenne pour les frais médicaux.

-Si vous souhaitez ouvrir une ligne internet, il vous faudra un compte espagnol...

-Renseignez-vous auprès de votre banque, car il est fort probable que l'utilisation de votre carte bancaire en Espagne engendre des frais de comissions...(Pour ma part j'échappe par miracle à ses commissions exorbitantes, merci la banque de l'écureuil!) C'est pourquoi créer un compte bancaire espagnol peut-etre intéressant...
De plus beaucoup d'universités ont des accords avec les banques pour faciliter la création d'un compte bancaire...gratuitement, comme sa résiliation!
Je sais que pour l'université de Valladolid c'est "Caja Santander".

-Pour le portable, je vous conseille un téléphone espagnol aussi. Car pour appelez au sein de l'Espagne, c'est beaucoup moins cher qu'utiliser votre téléphone "traditionnel'... à 20 euros j'ai eu un téléphone basique, avec un bouton vert et  un bouton rouge!
Allez dans une boutique comme vodafone, movistar, et renseignez-vous d'abord pour savoir si votre téléphone est "débloqué" ou non, ce qui peut vous permettre d'acheter seulement la carte SIM (deriière un "chinois" peut vous faire ça pour 10 euros)!

-En Espagne, pas de cité universitaire, c'est collocation, et sa se cherche générallement sur place! Même si vous pouvez vous renseigner sur des sites comme http://www.easypiso.com/ , http://www.enalquiler.com/ (valables pour toute l'Espagne).
Pour les futurs erasmus de Segovia, une étudiante de la fac, en lien avec les relations internationales prendra contact avec vous pour vous aider, donner les mails d'étudiants espagnols cherchant des colocataires, pratique! Et puis vous pouvez toujours prendre contact avec les autres erasmus (les mails d'informations sont en "copie conforme")
Vous passerez donc quelques nuits en auberge de jeunesse le temps de trouver!

-Pour les loyers tout dépend de la ville, grande ou petite... à Segovia c'est environ 200 euros par mois et par personne.
 Pour information, c'est MINIMUM 400 euros pour avoir un logement digne de ce nom à Madrid...
Pensez à prendre un appartement avec la "calefaccion central". Il s'agit d'un chauffage central à votre immeuble, bien moins coûteux qu'un chauffage individuel pour votre seul appartment. Et ici, les appartements ont tous une machine à laver!

-beaucoup disent qu'il faut environ 3 semaines d'acclimatation pour la langue. Pour ma part je ne crois pas être concerné, seul Français oblige, il faut parler espagnol! Mais il faut s'y préparer au cas où...

-si vous partez à Segovia, pensez à la fois à des vêtements d'été mais aussi d'hiver, car le changement de tempérarture est brutal (en ce moment 20°C la journée, 0°C la nuit) !

Et c'est à peu près tout pour l'instant!
Par Maxime.
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